WOUHOUUUU !!! Ouiiiii !!! AAAAaahhAAAA !!! Sans les maaAAAAAIINNNS !!!

Après ma rencontre sidérante avec Lego Brawls, il me fallait bien un petit remontant. Ou un petit descendant? Peu importe, j’allais faire les deux en alternances dans Park Beyond, nouvelle production de Limbic Entertainement. Le studio est habitué aux jeux de gestion (Tropico 6) ou de stratégie (Might & Magic Heroes VII) et se lance maintenant dans l’administration de parc d’attractions.Park Beyond gorille

Comme dans un bon vieux Theme ParkPark Beyond propose de créer son propre parc d’attractions, mais surtout de dessiner les parcours des montagnes russes. Le titre du jeu indique qu’il faut voir au-delà. Il existe même un mot inventé pour l’occasion: « impossifier ». Une fois que les rails sont posés et les le concept élaboré, l’objectif sera de rendre le tout « théoriquement impossible ». Lâchez la bride, tout est envisageable: des wagons expulsés dans le vide par des canons, séparés par des aiguillages, poursuivis par un Yeti géant, etc. Tous les délires sont encouragés.

Park Beyond visionnaires

Cette ligne directrice donne à Park Beyond une atmosphère déjantée très réjouissante, très fraiche. J’ai donc pu y jouer en toute liberté, en refusant poliment, mais assurément l’aide proposée par une personne du staff de Bandai Namco. Erreur, me suis-je dit après coup. Bien que le tutoriel est assez compréhensible, je n’ai pas vraiment réussi à me faire aux raccourcis clavier et j’ai perdu pas mal de temps à essayer de faire en sorte que mes rails ne s’encastrent pas dans un immeuble. Ce même tutoriel qui me demandait de construire une montagne russe pour sortir de la ville en me demandant de m’assurer que les wagons disposent d’assez de vitesse avant de devoir amorcer une montée. Point de détail original que voilà.

Park Beyond bâtiments

J’ai eu l’impression de jouer à un Theme Park sous ecsta, mais qui proposait tout de même des outils de gestion assez poussés. Construire un parc ne se limite apparemment pas à poser des rails et en voiture Simone. Il faudra également calculer avec les administrateurs du parc. Chacun d’entre eux ayant ses attentes et ses exigences. Entre celui qui veut dépenser sans compter pour dépasser les limites de l’entendement et celle qui garde un œil rivé sur le livre des comptes, le courant ne passe pas toujours très bien.

La folie ambiante qu’on ressent assez vite m’a donné envie de laisser libre cours à ma créativité. Il y a quelque chose de l’ordre de la bonhomie dans ce jeu, qui peut s’illustrer jusque dans la personnalisation des bâtiments, pièce par pièce. Néanmoins, mon expérience de jeu ne m’a pas permis d’avoir un aperçu des autres aspects de gestion du parc. J’aimerais bien en savoir plus et cette question restera en suspens avant de pouvoir déterminer mon envie d’y jouer plus longuement.

Tandis que, à côté de moi, deux jeunes « influenceurs » français se voyaient remettre à l’ordre (trois fois de suite…) par le staff de la zone presse parce qu’ils essayaient de se prendre en selfie devant l’écran titre de One Piece Odyssey, je devais abandonner ma session pour courir vers le prochain rendez-vous. Mais définitivement, cette petite plongée dans ce monde acidulé plein d’énergie m’avait mis de bonne humeur.