Ecrit par Micael Damaso

Après avoir développé les séries de jeu Inazuma Eleven ou encore Professeurs Layton sur la console portable de Nintendo, Level 5 nous sort un nouveau RPG à la sauce Dragon Quest du nom de Fantasy Life. Fantasy Life, à la manière d’autres RPG, permet de créer son personnage avec différentes têtes et de personnaliser sa carrière. Durant toute l’aventure le personnage gagnera de l’argent, des objets, de l’expérience qui feront monter son niveau et certaines statistiques.

Le jeu commence donc par la création d’un personnage. Il est possible de le modéliser à la manière d’un Mii, avec différents sourires, coiffures, etc. Le personnage emménage ensuite dans une petite ville où il doit trouver une carrière parmi les vingt métiers proposés, dont bûcheron, forgeron,  mineur, paladin, etc.

Fantasy Life

Choisis bien ton avenir, jeune padawan

Chaque carrière a ses propres défis/quêtes et sa petite histoire. En réussissant des quêtes, on reçoit des étoiles, une sorte de récompense permettant d’augmenter son niveau et ainsi de « grader » dans la carrière. Le plus haut grade est Maître. Plus le grade est élevé, plus il est possible de faire des choses et de débloquer de nouvelles compétences propre à son métier.

Si on prend par exemple la carrière de bûcheron, les quêtes  entraînent une certaine logique, il faut couper différentes sortes d’arbres. Bien entendu, la difficulté augmente au fur et à mesure. En gradant, de nouvelles compétences peuvent être apprises, permettant de couper les arbres plus rapidement ou ceux qui étaient impossible auparavant. Il est également possible d’augmenter des statistiques prédéfinies, par exemple la force pour le bûcheron ou de la vitalité pour le menuisier.

Mais si une carrière de bûcheron ne vous plait pas trop, il est toujours possible de changer de profession en cours de jeu. Cela varie alors les quêtes même si à la longue, le principal défaut du jeu resurgit : la monotonie. Par contre l’avantage de changer de carrière est de fabriquer ses propres objets. Le bûcheron coupe du bois, le menuisier utilise le bois coupé par le bûcheron etc. Ainsi une carrière est dépendante d’une autre et permet de faire son propre équipement sans devoir acheter les composants. Cette technique est utile pour booster un peu son équipement. Confectionner une épée soi-même augmente les statistiques de celle-ci, tandis qu’après l’achat en magasin, elle reste de qualité standard

Fantasy Life2

“Moi, je voulais être astronaute”

L’histoire ne commence que quand le personnage rencontre un papillon qui parle. Ce dernier deviendra le compagnon de voyage. Le scénario tourne donc tout autour de ce mystérieux insecte. Pour avancer la narration, il faut faire les quêtes demandées par votre compagnon sous peine de se voir interdire certaines zones. Durant l’aventure, d’autres quêtes données par des PNJ viennent compléter les principales activités, ce qui entraîne parfois une aventure à « deux » avec ces personnages.  Au maximum, deux autres personnages avec des aptitudes différentes, peuvent accompagner le joueur. Par contre, il n’y aura aucun contrôle dessus, ce qui est assez dommage.

Le scénario est très enfantin, classique, à savoir un héros qui va sauver le monde d’un mystérieux fléau. La musique et les dessins nous mettent dans une ambiance familiale sans pour autant nous faire sauter d’excitation. On peut quand même noter que le chara-design est fait par Yoshitaka Amano qui n’en est pas à son premier RPG puisqu’ il a fait les concepts et les artworks de personnages de la licence Final Fantasy. Une autre grande figure nippone, Nobuo Uematsu, également connu pour avoir travaillé sur Final Fantasy, s’est occupée de la musique, ce qui donne à Fantasy Life deux aspects extrêmement bien soignés. Le gameplay quant à lui est très basique, le déplacement avec le pad, et les actions avec les boutons A et B. Rien de très compliqué quand on sait qu’il suffit de presser juste sur A pour faire tout le temps la même attaque.

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Avis de la rédaction

On peut noter comme points positif du jeu, le fait de pouvoir jouer un personnage complètement modelable. Ce qui veut dire de pouvoir augmenter ses caractéristiques comme on veut et de prendre différentes carrières. Changer de carrière permet d’échapper à la monotonie, mais attention ce n’est que pour un moment. L’histoire enfantine nous donne envie d’en savoir plus sur cette petite créature, qui nous suit tout le temps. Pour ceux qui aiment les Sims, Fantasy Life permet aussi d’avoir sa propre maison et de la meubler parce que c’est bon de se sentir comme chez soi. Le joueur peut même avoir des animaux de compagnies.

Par contre comme points négatif, le fait que le joueur doive répéter les mêmes actions pour finir une quête prend le pas sur le reste. Si le joueur n’a pas d’objectif en tête, le jeu va vite être lassant car très répétitif. Un autre point faible est le fait que le joueur se dirige comme un enfant puisque tout est indiqué et il n’y a aucun plaisir de l’exploration.

Pour résumer, un jeu avec une durée de vie assez longue, qui satisfera les personnes aimant avoir le contrôle total sur le développement de son personnage, une carte monde bien dessiné avec plein d’endroits et de gens à rencontrer. Un développement personnalisé sans restriction qui contraste avec une certaine monotonie dégradant ainsi l’envie de continuer à améliorer son personnage jusqu’à son niveau maximal.

Nintendo 3DS

Sortie le 26 septembre 2014