On est déjà à FIFA 17 ? Sérieusement ? Purée, le temps file hein?! C’est fou ça, je ne me rends pas compte qu’à peine la saison terminée, revoilà EA avec ses chaussures toutes neuves quoiqu’un peu identiques à celles de l’année passée mais neuves quand même, quoiqu’un peu identiques, mais neuves quand même…

fifa17

Si avec ce chapeau, vous n’avez plus envie de lire la suite, sachez que vous faites une grosse erreur. Déjà parce que cet article sera sans aucun doute une immense arnaque intellectuelle (encore une me direz-vous) mais aussi parce que FIFA 17 est plutôt pas mal en fait, voire carrément bon et ce pour plusieurs raisons. Evidemment, je sais que je m’adresse à des footix, des footeux, des gens qui aiment le ballon, et particulièrement celui qui se boit, mais je vais essayer, avec des mots simples, de vous expliquer pourquoi ce FIFA 17 mérite quelques éloges.

Tout d’abord, prenons les choses dans l’ordre et commençons par les aspects purement techniques. Soutenu par le moteur de DICE, le frosbite, FIFA17 connaît un lifting gentillet mais qui permet d’exploiter de nouveaux effets de lumières, des visages plus convaincants (à quelques exceptions près) et une certaine atmosphère, notamment lorsque les conditions climatiques se dégradent, plus crédible. Bref, c’est joli, soigné et sensiblement plus agréable au regard que les opus précédents. On prend toujours plaisir à voir les cinématiques d’avant match, à entendre les commentaires en ANGLAIS (parce que la version française, mon dieu, mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? Hervé Mathoux a perdu sa voix ? Alors que Pierre Ménès, l’ami des Suisses, semble commenter un match de Domino’s Ligue 2 qui n’en finit plus). Préférez donc les analyses des spécialistes anglais qui offrent une prestation de haut vol tandis qu’en arrière-fond les chants de supporters se font de plus en plus présents. Et je ne parle pas ici des chants sédunois qui raviront les esthètes de la langue française avec la doublette confirmée du [Insérez nom du club + Enc*lés] qui fait des ravages dans les stades suisses mais bien de véritables chants, avec des paroles et une mélodie qui ferait rougir le jury de la nouvelle star. Non, côté ambiance, y a rien à dire, FIFA 17 réussit parfaitement cet exercice.

En plus de tout ça, on retrouve évidemment tous les grands championnats et les moins grands aussi, tout un tas d’équipes, de sélections, de stades, avec les licences pour les noms et exploitation de logo. Bref, la totale comme on dit. Côté prise en main, FIFA17 reste agréable et se joue facilement. Les quelques petites améliorations qui s’ajoutent d’année en année poussent l’expérience “football” un cheveux de Ronaldo plus loin. Dribbles mieux sentis, courses intelligentes, appels et contre-appels, tacles, tirages de maillots, et réclamations auprès de l’arbitre, tout est pensé pour que votre F.C Vaduz – Pérou soit hyper réaliste. Le gameplay de FIFA17 n’a donc que peu changé et finalement, tant mieux. La formule adoptée est agréable et dispose de plusieurs degrés de maîtrise pour les amateurs et les foot-furieux (ouais là je ne me gêne plus niveau jeu de mots). Du coup, on pourrait se demander si ce nouvel opus vaut vraiment la peine ou si FIFA 16 fait encore l’affaire. Eh bien, c’est un peu plus compliqué que ça puisque la grande nouveauté de ce 23ème FIFA réside dans sa campagne solo. Oui. Vous avez bien lu: cam-pa-gne solo, avec une vraie histoire, des rebondissements (non mais arrêtez-moi), et un jeune garçon qui rêve de devenir une marque de déodorant. Dingue je vous dis !

Ce mode communément appelé “The Journey” vous propose d’incarner Alex Hunter, jeune londonien qui va devoir faire ses preuves dans un club de Premier League. Et malgré la platitude de cette dernière phrase, The Journey est assez prenant. On finit par bien aimer cet Alex Hunter, de tenter de le rendre célèbre et d’en apprendre plus sur le milieu du football, ses relations avec ses coéquipiers, avec son coach, sa famille et ses amis, le tout scénarisé façon David Cage, avec de l’émotion et des choix de réponse qui vont influencer le comportement de Hunter. Il est ainsi possible d’être plutôt arrogant et donc d’être moins bien perçu par son coach ou au contraire d’être plutôt modeste et bien vu mais de gagner moins d’abonnés Twitter, abonnés nécessaires afin de décrocher des contrats de sponsoring et donc de se faire plus de thune ! En plus de tout cela, il faut évidemment gagner sa place dans l’équipe et bien s’entraîner afin de progresser. La manière dont The Journey est amenée est ainsi satisfaisante et pour un premier essai “narratif”, ce FIFA 17 s’en sort plutôt bien. De quoi se réjouir de la suite.

Qu’on s’entende bien, ce FIFA 17 ne révolutionne rien. Mais a-t-il besoin d’être repensé de A à Z ? Non. Et les ajouts effectués par l’équipe de développement ainsi que ce tout nouveau mode The Journey permettent de prendre du plaisir, entre potes un week-end avec de la pizza et des bières, ou tout seul en découvrant l’histoire de ce Alex Hunter. Ça reste du foot, ça reste du jeu vidéo, et c’est plutôt solide. C’est également soutenu par une excellente bande-son, des commentaires de qualités et des graphismes saisissants, à défaut d’être réalistes. Une bonne surprise donc pour une licence qui aurait pu traverser une période de disette.