Vous savez qu’il est difficile de respirer à la Gamescom ? On est entouré de gens transpirants, le bruit est assourdissant et l’atmosphère très lourde. Heureusement, parfois, on se retrouve dans un petit salon privé en compagnie d’une développeuse et d’un producteur qui vont, avec toute leur bonne volonté, présenter un point’n’click. Rafraîchissant.

J’étais donc un peu gêné d’être assis sur un petit canapé en compagnie de deux personnes de l’équipe en charge du développement de Heaven’s Hope, mais je vous rassure, tout s’est très bien passé. 30 minutes passées à discuter du jeu et à regarder comment s’articulaient les différentes énigmes m’ont donné le sentiment que les développeurs aiment leur jeu et qu’ils tentent de fournir aux joueurs un travail respectueux et agréable, dans la plus pure tradition des point’n’click. 

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L’histoire raconte la chute d’un ange qui atterrit sur Terre. Perdu, déboussolé et totalement étranger d’un monde matériel, ce protagoniste qui ressemble plus à un anti-héros qu’à un bodybuilder barbu, va devoir se démener pour retrouver les cieux. L’action se déroule au 19ème siècle et mettra en jeu l’Inquisition Espagnole, que personne n’attend. Talorel, c’est le nom de notre ange déchu, va ainsi évoluer à Heaven’s Hope, petite bourgade qu’on pourrait aisément placer dans un cottage anglais.

Les mécaniques s’imbriquent naturellement. Rien de révolutionnaire ici, mais la sauce semble monter correctement. Talorel va trouver des objets, des compagnons et aura des énigmes à résoudre afin de passer les actes et de, peut-être, retrouver le paradis. De manière très simple, un objectif sera proposé au joueur qui devra, pour le réussir, passer tout un tas d’objectifs moins conséquents. Pour exemple, Talorel doit aider un scientifique à construire une machine volante, ce qu’il ne pourra accomplir qu’après avoir récupéré les plans et les pages perdues. Or, seule une petite fille sait où sont ces feuilles. Il va falloir d’abord l’aider, etc.

Si les mécaniques sont simples, ce qui frappe en voyant Heaven’s Hope, c’est sa patte artistique très travaillée. Difficile de ne rien ressentir face aux tableaux proposés mais ce choix graphique ne plaira sans doute pas à tout le monde. J’ai encore de la peine moi-même à dire si j’aime ou non ce que je vois. Il faut avouer que le 19ème siècle est très, voire trop peu, représenté en image, et cela m’amène forcément à m’interroger sur ce choix graphique. Mais qu’importe, l’ambiance un peu sale contraste parfaitement avec le titre, Heaven’s Hope, et la narration semble bien imbriquée avec les mécaniques, ce qui n’augure que du bon.

Heaven’s Hope, c’est un point’n’click allemand traditionnel. A croire qu’il n’y a plus que l’Allemagne qui se destine à faire ce genre de jeu. Développé par le studio Mosaic Mask, Heaven’s Hope promet d’offrir aux joueurs une ambiance particulière, de les emmener au 19ème siècle et de se confronter à l’Inquisition Espagnole dans la peau d’un ange déchu incapable de comprendre le monde des hommes. En 30 minutes, ce qui m’a été montré a suffi à m’intriguer et me convaincre. Il faudra encore patienter un petit moment, le jeu n’étant visiblement pas encore prêt à être sorti. Mais tout ceci s’annonce très intéressant.