S’il y a bien une chose pour laquelle Dead Island 2 est connu, c’est son développement particulièrement chaotique, passant de main en main depuis son annonce en 2014. C’est pour cela que rien que le fait que je sois reparti de sa présentation Gamescom en me disant que ce n’était pas mauvais est un exploit en soi.

Selon son producteur, Dead Island 2 se focalise sur trois points : un humour décalé et irrévérencieux dans un cadre d’apocalypse zombie, un système de combat tactique et leur nouvelle technologie de massacre de zombies. Sur ma session de 30 minutes de gameplay, je ne peux confirmer que seul un de ces objectifs est une réussite, pour les deux autres, nous devrons attendre d’en apprendre plus sur le jeu.

La démo commence sur la plage de Los Angeles et propose de se rendre à l’extrémité du Santa Monica Peer pour y combattre son boss, un clown-zombie avec des griffes à la place des mains. Après m’être fait dévorer une fois par un zombie en bikini, malgré mon inventaire bien rempli, j’ai commencé à mieux comprendre le système de combat, même si je ne pense pas en avoir extirpé toute sa finesse. On choisit la bonne arme, on esquive les attaques et on place quelques coups dans les ouvertures. Des grenades et quelques autres objets jetables viennent compléter les options de combat. Somme toute, on est sur un système de combat plutôt classique et il m’est encore difficile de réellement voir une grande profondeur stratégique aux affrontements.

Si le trailer de l’Opening Night Live mettait en scène un univers léger et rigolo malgré l’horreur omniprésente, la démo elle, a eu du mal à recréer une telle ambiance. Je me suis battu contre un clown-zombie, pardi! Il doit bien y avoir des choses drôles à faire avec ça! Pas dans cette démo, en tous cas. L’ambiance était bien plus proche du survival horror que du jeu humoristique, coloré ou décalé vu dans le marketing. La seule source de légèreté a été le protagoniste qui commente l’action avec une bonne couche d’ironie, mais aucune de ses remarques ne m’a vraiment fait rire.

Ce qui m’a fait sourire, par contre, c’est fracasser des zombies. La technologie développée par Dambuster pour donner de l’impact à nos attaques est particulièrement bien réussie. Surtout lorsque j’ai utilisé l’énorme marteau qui se trouvait dans mon inventaire, chacun de mes coups percutait avec un impact viscéral. Je sentais les os de mes ennemis se briser sous mes frappes et leur corps démantelé giclait avec une telle force qu’ils repoussaient même les ennemis suivants. La chair aussi réagissait de manière très crédible à mes attaques. Avec suffisamment de force, je pouvais arracher des pans entiers de peau aux pauvres morts-vivants. Vraiment dégoutant, mais aussi complètement grisant. La sensation de puissance que confère Dead Island 2 est fantastique.

De ce que j’ai vu, Dead Island 2 ne remplit qu’un de ses 3 objectifs, mais ça ne l’empêche pas d’être d’ores et déjà un jeu raisonnablement amusant qui pourrait bien satisfaire les amateurs de bouillie de zombie.