Juste quand je pensais que j’allais terminer ma Gamescom sans avoir eu un coup de coeur et sans avoir été surpris par une production complètement chtarbée, on m’a enfermé dans une salle avec les 3 gaillards de Beard Envy et mes yeux ont enfin scintillé.

Croyez-moi, vous n’avez jamais vu des gens pondre des combinaisons de mots aussi étranges et aussi nonchalamment que les développeurs de Uncle Chop’s Rocket Shop (UCRS). Ces énergumènes vous parlent de “fusées propulsées au gaz d’escargot” de “déités intergalactiques ayant ouvert une chaîne de beignets” ou encore d'”acheter des instruments de chirurgie pour opérer un vaisseau spatial” comme s’ils parlaient de leur schnitzel de la veille.

Vous l’aurez compris, UCRS a beau clamer être un simulateur de réparation de fusées, il n’a rien de réaliste. Effectivement, son titre de simulateur lui vient de son gameplay très tactile, ou chaque action doit être effectuée manuellement. Dévisser un panneau de vaisseau spatial se fait en attrapant un tournevis dans ses outils, en le plaçant sur la vis et en dévissant à coup de rotation de souris. Et ce, pour chaque vis. Cela vous parait pénible? Ça l’est sans doute. C’est pourquoi en avançant dans le jeu, on peut découvrir de nouvelles façons de régler les problèmes plus rapidement et l’argent gagné grâce aux réparations peut servir à acheter de nouveaux outils plus efficaces.

Les développeurs d’UCRS m’ont assuré que chaque module à réparer a plusieurs façons d’être restauré au-delà de celle indiquée dans leur mode d’emploi. Oui, vous avez bien lu, la première fois que vous serez confrontés à un module, vous devrez lire un mode d’emploi pour apprendre à le manipuler. Comme exemple, le designer m’a montré qu’au lieu d’amener une cellule de carburant vide à la pompe à essence, il pouvait la brancher à la machine à café. Ce n’est pas clair si avoir du café dans son réacteur de fusée est une bonne chose dans cet univers, mais c’est chouette que le système permette ce genre de bêtise.

Peut-être que du café à la place du carburant est une mauvaise chose après tout, mais ce n’est pas grave. Réparer parfaitement les vaisseaux n’est pas toujours la meilleure solution, parfois ça nous arrange que des vaisseaux tombent en panne dans l’espace. Effectivement, UCRS propose plusieurs fins selon la faction que l’on décide de rejoindre et celle-ci pourrait bien nous demander d’agir méchamment envers la compétition.

L’idée d’être confronté à une suite de puzzles qui possèdent chacun plusieurs solutions que l’on va découvrir et débloquer tout au long de l’aventure est très intéressante. En plus de cela, apprendre les différentes spécificités des modules et de pouvoir agir de plus en plus rapidement à chaque situation pourrait s’avérer particulièrement gratifiant. UCRS a du potentiel à en revendre, mais pour le réaliser Beard Envy doit réussir à amener assez de variété et de complexité à chaque vaisseau, sinon tout le jeu s’effondre. Ce ne sera pas une tâche facile.