Microsoft ne boude pas la Gamescom de Cologne et c’est une excellente nouvelle. Voulant s’affirmer sur le marché européen, l’éditeur américain a récidivé cette année en proposant un booth tout en sobriété mais efficace. Au programme, beaucoup de jeux sur la Xbox One, la Xbox One X (XoX) et Windows 10. De quoi s’en mettre plein les doigts.

Mardi matin, stand Microsoft. On se démène plutôt bien, on est dans les temps et on est là, pile devant le booth de l’éditeur américain, armés de nos stylos et de notre joie de vivre. Un bracelet autour du bras plus loin, nous voilà enfin dans la partie presse réservée aux professionnels du jeu vidéo. On se sépare rapidement, Founet allant directement vers Shadow of Mordor, MonsieurPlouf on ne sait où, et moi sur Age of Empires: Définitive Edition…. enfin jusqu’à ce qu’un cordon de sécurité ne vienne briser mon élan de conquérant. “C’est parce qu’il y a Angela Merkel qui vient aujourd’hui” répond le sécu à ma question. D’un simple “okay”, je comprends qu’il va me falloir faire le tour du booth pour accéder aux ordinateurs qui étaient pourtant à 30cm de moi. Finalement, je pose mes mains fraîches sur cette nouvelle mouture d’Age of Empires: Définitive Edition. En état de grâce, chatouillé par Dieu, je me lance dans une partie, faisant fi des contrôles et de tout le reste parce que plus rien ne compte face à mon premier vrai jeu vidéo (AoE, c’est 1997 tout de même). Je me rends compte, très rapidement, que les réflexes reviennent vite, que ce jeu dispose d’un magnétisme incomparable, que je me plais à pointer mes unités vers cette citadelle ennemie. On y est, ça y est. On peut zoomer dans AoE, voir en détail l’action, découvrir les nouvelles animations sans aucun problème. Et c’est super bien. Bien sûr, il faut aimer les jeux de stratégie, Age of Empires, mais revoir ce monument, l’espace d’un instant, en attendant Age of Empires IV, annoncé de manière inespérée, procure un véritable plaisir d’entendre des “Wololo” en surround. Un jeu évidemment destiné aux nostalgiques et à ceux qui veulent (re)découvrir cette licence qui a marqué l’histoire du jeu vidéo. Bordel, c’est beau !

Super Lucky’s Tale

Le monde merveilleux du jeu vidéo est ainsi fait que, d’une marche à l’autre, on se retrouve devant un autre jeu. Et ce développeur, me voyant péniblement monter les cinq marches pour accéder à son stand en hauteur (quelle idée), en connaît un rayon en terme de jouerie puisqu’il me propose un marché: “tu veux faire une vidéo cool ou jouer au jeu ?”. Dans quel univers un journaliste préférerait poser devant un fond vert (oui, il fallait se mettre en scène devant un fond vert) au lieu de tester le jeu en question? Hein qui? Bah… des tas de monde apparemment. Mais qu’importe, avec MonsieurPlouf, nous avons pris notre courage à deux mains et préféré affronter un plateformer ressemblant étrangement à Mario remplacé par un renard sympathique. Super Lucky’s Tale est donc un jeu de plateforme coloré qui met en scène un petit renard (ou vulpecula) mignon et capable de s’enterrer, de sauter et de sauver ses amis robots. Les mécaniques de saut fonctionnent plutôt bien et on se laisse rapidement prendre ce gameplay efficace pompé des jeux de plateformes classiques. Super Lucky’s Tale ne détonne jamais, il n’est jamais surprenant mais ce qu’il fait est est très bon et permet une prise en main rapide. On saute, on tape de la queue pour éliminer les ennemis, on s’enterre et on tente de récolter un maximum de pièces jaunes, ce qui rappelle évidemment Mario. Rien de nouveau, mais un jeu pensé pour un public particulier: les plus jeunes d’entre nous ou les vieux enfants. Prévu pour début novembre sur Xbox One (X) et PC, Super Lucky’s Tale est un jeu à garder en tête pour les amateurs du genre.