Une vision post-apocalyptique, une nouvelle licence et un open world, c’est ce que nous propose Avalanche Studio. Ce studio, déjà bien connu pour d’autres mondes ouverts (Just Cause notamment), a décidé de prendre le risque de s’attaquer à cette série, réservée jusque-là au grand écran. Un pari tout de même difficile à relever que de faire vivre un monde où quasiment plus rien n’existe. Des épaves, de petits groupes d’humains bien sauvages et un paysage ensablé sur lequel un soleil de plomb règne, rythmé par de fréquentes tempêtes de sable, voilà le tableau. Survivre, combattre et rouler sont les trois mots d’ordre !

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Mad Max, c’est un futur sans pitié où il fait chaud, très chaud. C’est en tout cas la première impression qui saute aux yeux du joueur: tout est sec et aride. Le vent souffle autour de nous, la poussière se déplace en nuage. Plus rien n’a l’air d’exister. L’aventure commence et à peine entamée, une chose particulière nous est demandée: remplir sa gourde. Un élément vital qui offre au jeu une certaine dimension “survie”. Le décor et l’ambiance sont posés. Non seulement l’univers des films est reproduit fidèlement, mais il est aussi esthétiquement très réussi. Sur PC, ceux qui ont la chance de jouer en 4K seront ravis d’avoir un portage console de haute qualité, avec des textures travaillées pour les grosses résolutions. Les effets de lumières sont léchés. On reste admiratif dans un canyon dans lequel les rayons du soleil pénètrent, que se soit l’aube ou le crépuscule. Les nuits très claires contrastent avec tout cet ensoleillement, les rendant presque tristes. Une réalisation aux petits oignons ornée d’une bande son discrète mais qui se veut efficace. Cette dernière prend tout son sens lorsqu’on est dans ce désert à rouler et qu’aucune trace de vie n’est à signaler. On l’entend, omniprésente, elle rend chaque ballade oppressante. Une atmosphère qui m’a beaucoup rappelée certaines scènes du film Interstellar.

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Etre dans un open world, c’est être libre de faire ce que l’on veut comme cela nous chante. Une très belle idée mais où la répétition peut devenir un vrai fardeau. C’est malheureusement le problème phare du titre. Le scénario est ce qu’il est, il ne révolutionne en rien le monde du jeu vidéo. Les missions s’enchaînent sans difficulté et les cinématiques restent peu enivrantes. Soit, nous ne sommes pas devant un Metal Gear Solid où la narration est un pilier. Pour tout vous dire. je n’en attendais pas plus de ce côté-là. Les choses prennent une mauvaises tournures au moment d’aborder les activités annexes qui ne sont guerres amusantes et deviennent une obligation pour avancer. Vider des camps en tuant quelques méchants pas bien dangereux, se défendre d’un assaut en pleine promenade et surtout ramasser partout des pièces détachées pour faire évoluer notre véhicule, voilà grosso modo la routine d’un mec perdu dans le désert. Ces phases m’ont furieusement rappelées un certain Far Cry : devoir libérer des points de vue sous forme de montgolfière pour y monter et repérer tous les camps aux alentours. Le quotidien de Max est un peu barbant mais qui offre tout de même quelques mécaniques plutôt agréables. Les améliorations sur notre véhicules et les compétences de Max se font tout simplement en passant par les menus du jeu. Tout est instantané, à l’image d’un jeu de craft une fois les objet réunis: la construction est possible et directe. Pour résumer, trois choses sont à collecter, le carburant pour rouler, l’eau pour recharger sa santé et les pièces détachées pour les améliorations du véhicule et de Max lui même. Le jeu étant bien conçu au niveau des quantités, jamais vous ne manquerez des trois ressources.

Les combats que l’on doit à Warner Bros et Interactive Entertainement, calqués sur la série des Batman, sont toujours aussi énergiques. Deux touches, pas une de plus; c’est efficace, rythmé, on ne s’emmêle pas les pinceaux. La caméra ne dérange jamais et les finish sont toujours impressionnants avec le fameux ralenti. Un point négatif est à noter tout de même au sujet des affrontements puisque les armes sont quasiment inexistantes. Un fusil à pompe que l’on finit par utiliser que très rarement et un fusil sniper que l’on remplace aisément par le grappin. Ce dernier, un objet/arme est utile pour absolument tout, autant pour casser des tours, ouvrir des portails, arracher des méchants à leur véhicule…tout peut être agrippé et tiré.

Au final ce Mad Max est rempli de bonnes intentions, le défi n’était pas simple à relever et Avalanche Studio a su s’en tirer avec un minimum de dégâts. Tout n’est effectivement pas vert au pays du sable et de l’essence. Cette belle plastique, ce dynamisme et cette immersion dans cet univers si particulier, se voient entachés par des activités répétitives et une difficulté inexistante. C’est un bon jeu mais certainement pas le grand cru de l’année. Si la fin du monde ne vous fait pas peur, osez l’aventure. Vous y trouverez des choses à votre goût, et pour les autres ce sera une autre histoire. Bonne chance, le désert vous attend!