La Swiss Toy a ouvert ses portes hier pour le plus grand bonheur des enfants et des plus grands. Le salon du jouet et du jeu, qui se tient à la Berne Expo, se termine dimanche. Il accueille cette année quatre parties différentes pour satisfaire un maximum de monde: la Swiss Toy, la FamExpo Baby, Creaktiv et finalement l’e-games, le lieu qui nous intéresse. Au programme de cette partie gaming, Nintendo, Sony et Ubisoft présentaient aux joueurs certains titres à venir. 

On ne vous cachera pas que cette année, le tour presse était un peu ridicule, surtout qu’il semblait n’y avoir dans l’assemblée que des journalistes venus pour la partie gaming. On s’est donc tapé un vieux tour du propriétaire qui nous a permis d’en apprendre plus sur les bébés et les manières de les amuser. Fort de cette expérience quelque peu déroutante, nous nous sommes dirigés finalement vers les jeux vidéo. Grâce à Mario Maker et à la voix officielle de Mario venue festoyer à Berne, Nintendo s’est assuré un joli succès sur son stand. Différentes bornes de 3DS permettaient aux joueurs de découvrir le prochain Zelda Triforce. Du côté de chez Sony, on pouvait évidemment taper dans le ballon grâce à FIFA16 et PES 2016. Assassin’s Creed Syndicate, un peu caché, était même jouable, de quoi contenter les fans de la licence. Bandai Namco permettait aux joueurs de découvrir la simulation de voiture de Sébastien Loeb ou de tester le prochain Sword art Online: Lost song. Des petits stands indépendants suisses, encore trop peu présents, complétaient le tout. Inconnus à nos oreilles, ces petits stands ont néanmoins présentés des jeux de bonne qualité qu’on espère revoir un jour. Mais la grande attraction de cette année restait Star Wars: Battlefront, jouable en coopération dans une mission sur Tatooine. Voici nos impressions agrémentées de notre expérience Gamescom.

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Star Wars :Battlefront

Commençons par l’aspect technique puisque nous avons joué sur PS4. Qu’il s’agisse de la mission coop ou du fameux dogfight, la PS4 tient le choc au niveau des graphismes. Fluide, beau à tomber, offrant des panoramas dignes de l’imagerie Star Wars, cet opus devrait se voir sublimer sur les plus grosses configurations PC, ce qui en dit long sur les versions consoles, déjà de bonne facture. On attend de voir avec impatience d’autres environnements afin de mieux juger de ce côté technique. mais c’était du lourd.

D’un point de vue gameplay, la mission coop propose un challenge relativement poussé par moment: des vagues d’ennemis se succèdent et les joueurs doivent tenir des objectifs et contenir les assauts. La carte est ouverte, offrant plusieurs chemins d’accès, des canyons pour se faufiler et une verticalité non négligeable grâce à l’utilisation du jetpack qui permet de sauter et de se déplacer sur une longue distance. L’action est nerveuse, constante et on ne s’ennuie jamais. Autre point positif concernant le gameplay, il n’est pas “lourdeau” comme dans la série des Battlefield. Pas de recharge des armes, on tire et on se cache. Quelques gadgets viennent compléter l’arsenal mais on sent que DICE n’a pas voulu en faire trop et préfère laisser aux joueurs le sentiment d’être véritablement dans un univers plutôt que de lui fournir tout un tas d’objets et d’armes inutiles qui le sortirait de cet état d’esprit. L’IA par contre nécessiterait un travail supplémentaire à l’heure actuelle. Fonçant droit sur les joueurs, elle n’essaie jamais de se cacher, de se mettre à couvert mais tend plutôt à se planter à deux mètres du joueurs et à le canarder dans le dos (vous me direz que c’est plutôt une bonne tactique, mais bon).

Star Wars: Battlefront devrait passer en bêta ouverte d’ici quelques jours et nous espérons pouvoir voir d’autres modes de jeu et goûter aux grosses batailles sur Hoth ou Endor.

Armin Hadzikadunic et Jorris Sermet